Ceci est une collection de mes citations préférées, des choses que j'aime ou qui me semblent mériter de l'attention, ainsi que des articles techniques. Certains sont en français, d'autres en anglais, rarement en latin.
Bref, voici un ensemble hétéroclite dont j'espère une partie en intéressera d'autres.
Récents
- Ce sentiment de tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable, est autrement chaleureux que celui de la grandeur nationale. L'énergie dont il est chargé est parfaitement pure. Elle est très intense. Un homme n'est-il pas facilement capable d'héroïsme pour protéger ses enfants, ou ses vieux parents, auxquels ne s'attache pourtant aucun prestige de grandeur ? Un amour parfaitement pur de la patrie a une affinité avec les sentiments qu'inspirent à un homme ses jeunes enfants, ses vieux parents, une femme aimée. La pensée de la faiblesse peut enflammer l'amour comme celle de la force, mais c'est d'une flamme bien autrement pure. La compassion pour la fragilité est toujours liée à l'amour pour la véritable beauté, parce que nous sentons vivement que les choses vraiment belles devraient être assurées d'une existence éternelle et ne le sont pas.
On peut aimer la France pour la gloire qui semble lui assurer une existence étendue au loin dans le temps et l'espace. Ou bien on peut l'aimer comme une chose qui, étant terrestre, peut-être détruite, et dont le prix est d'autant plus sensible.
Simone Weil - L'enracinement
Publié le : à 12:43 - AI is the new Oracle of Delphi. That’s bad news
Carissa Véliz in The Economist
Publié le : à 20:27 - Last year, the value of public companies based in the [California] was $23 trillion—greater than the GDPs of the United Kingdom, Germany, India, and the entire continent of Africa combined. Private companies add at least another $1 trillion. As a data-science professor once joked to me, “I bike past more billionaires on my way to work than there are in the entire Midwest.”
Theo Baker - The Atlantic
Publié le : à 16:48 - The Stanford Freshmen Who Think They Rule the World
Theo Baker in The Atlantic
Publié le : à 16:45 - J'ai si peu vécu que j'ai tendance à m'imaginer que je ne vais pas mourir ; il paraît invraisemblable qu'une vie humaine se réduise à si peu de chose ; on s'imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir. Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève.
Michel Houellebecq - Extension du domaine de la lutte
Publié le : à 18:14 - La vie humaine est constituée d’une succession de difficultés administratives et techniques entrecoupée par problèmes médicaux.
Michel Houellebecq - anéantir
Mis à jour le : à 18:11 - [L’]œuvre, ce n'est pas tout ce qu'un romancier a écrit, lettres, carnets, journaux, articles. L'œuvre, c'est l’aboutissement d'un long travail sur un projet esthétique.
J'irai encore plus loin : l'œuvre est ce que le romancier approuvera à l'heure du bilan. Car la vie est courte, la lecture est longue et la littérature est en train de se suicider par une prolifération insensée.
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Mais il n'y a pas seulement les auteurs, les centaines, les milliers d'auteurs, il y a les chercheurs, les armées de chercheurs qui, guidés par une morale opposée, accumulent tout ce qu'ils peuvent trouver pour embrasser le Tout, but suprême. Le Tout, à savoir aussi une montagne de brouillons, de paragraphes rayés, de chapitres rejetés par l'auteur mais publiés par les chercheurs dans des éditions dites « critiques», sous le nom perfide de «variantes», ce qui veut dire, si les mots ont encore un sens, que tout ce que l'auteur a écrit se vaudrait, serait pareillement approuvé par lui.
La morale de l'essentiel a cédé la place à la morale de l’archive. (L'idéal de l'archive : la douce égalité qui règne dans une immense fosse commune.)"
Milan Kundera - Le Rideau
Mis à jour le : à 15:16 - The biggest drag on global trade isn’t tariffs, but standards
Indermit Gill in The Economist
Mis à jour le : à 00:37 - The case against energy bail-outs
The Economist
Publié le : à 00:35 - When grades stop meaning anything
Kelsey Piper
Publié le : à 23:59 - Nothing is so permanent as a temporary government program.
Milton Friedman
Publié le : à 23:57 - Description : pitié pour l'éphémère ; sauvetage du périssable.
Milan Kundera - Le Rideau
Publié le : à 23:53 - Enfin, pour se débarrasser de lui-même, il sortait.
Gustave Flaubert - L'éducation sentimentale
Publié le : à 23:51 - Une éolienne n’est pas laide en soi mais dans son rapport avec l’environnement où elle a été dressée. Leur gigantisme proliférant brise les proportions auxquelles nous sommes accoutumés de naissance et de génération en génération, en tout lieux. Les plus grands chênes paraissent des nains, de ridicules miniatures dans leur voisinage, une forêt, une rêche moquette, une rivière, une rigole. Ce qui dans la nature inspire le sentiment de la grandeur, de la majesté, de la noblesse, de l’éternelle force de la vie, tout cela est humilié par des machines. Le malaise éprouvé à traverser ces étendues hérissées n’a pas d’autres origines. C’est un déracinement du regard humain.
Michel Bernard - Le Figaro
Mis à jour le : à 23:46 - Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.
François-René de Chateaubriand - Mémoires d'outre-tombe
Publié le : à 22:53 - Être absolument moderne, c’est être l’allié de ses propres fossoyeur.
Milan Kundera - L'immortalité
Publié le : à 19:00 - Le malheur est le fait des jeunes. Ce sont eux qui promeuvent les doctrines d'intolérance et les mettent en pratique ; ce sont eux qui ont besoin de sang, de cris, de tumulte, et de barbarie. À l'époque où j'étais jeune, toute l'Europe croyait à la jeunesse, toute l'Europe la poussait a la politique, aux affaires d'Etat.
Emil Cioran
Publié le : à 07:19 - Ghost students are creating an 'agonizing' problem for Calif. colleges
SFGate
Publié le : à 20:00 - Everyone Is Cheating Their Way Through College
New York Magazine
Publié le : à 14:13 - Je crois, je suis sûr que beaucoup d'hommes n'engagent jamais leur être, leur sincérité profonde. Ils vivent à la surface d'eux-mêmes, et le sol humain est si riche que cette mince couche superficielle suffit pour une maigre moisson, qui donne l'illusion d'une véritable destinée.
Georges Bernanos - Journal d'un curé de campagne
Publié le : à 15:02