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Une éolienne n’est pas laide en soi mais dans son rapport avec l’environnement où elle a été dressée. Leur gigantisme proliférant brise les proportions auxquelles nous sommes accoutumés de naissance et de génération en génération, en tout lieux. Les plus grands chênes paraissent des nains, de ridicules miniatures dans leur voisinage, une forêt, une rêche moquette, une rivière, une rigole. Ce qui dans la nature inspire le sentiment de la grandeur, de la majesté, de la noblesse, de l’éternelle force de la vie, tout cela est humilié par des machines. Le malaise éprouvé à traverser ces étendues hérissées n’a pas d’autres origines. C’est un déracinement du regard humain.

Michel Bernard

Le Figaro

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